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58 juillet

L’enfance encore une fois s’en allait. On était adulte, trop définitivement pour tenir. Est-ce qu’on est tenu de se soumettre aux choses qui arrivent ? Je n’ai pas su comment vivre. Les édredons se sont collés à mes épaules, ils sont devenus vivants et m’ont poursuivi comme ma mère, comme ma grand-mère et sa sœur.…
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57 juillet

Jour jaune, pas un sourire à mon ventre défait. Seule une chaleur haineuse et qui recouvre tout. Dans la rue les gens passent penchés, courbés, des corps pliés dans les angles et les ombres. Je m’habitue à mes jambes. Mes hanches lisses ne me semblent plus monstrueuses. Je sais marcher sans contradiction. Un corps qui…
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56 juillet

Aussi vrai que les impossibles ne font pas frontière, je ne sais pas comment raconter l’histoire. Je parle au dessous des feuilles, quand ça ne dit rien de spécial. J’entends la femme rousse qui attend. Qu’une chose se dise. Son souffle patient. Ensuite je rentre chez moi et la souris écoute mon silence. Je rêve…
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54 juillet

Il faudrait quand même raconter l’histoire. Qu’est-ce qui me retient. L’incertitude sur le dénouement. L’incertitude sur le sens. L’incertitude sur l’interprétation. L’incertitude de la fiction qu’on fait. L’incertitude sur ce qui sera entendu. De ce qui sera dit. La terreur de la haute voix. L’histoire de comment tu as disparu. On revient toujours dans une…
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53 juillet

Dans le brouillard actuel, je cherche une réponse. La question n’est pas encore posée. Où sont nos cratères intimes ? Quelles sont les fleurs qui poussent dans nos identités ? Je suis une savane, un parc naturel, une région de lacs. Je m’étale en campagne asséchée, sans savoir ce qui me manque, ce qui me…
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52 juillet

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51 juillet

Je voudrais vivre dans l’armoire. Être un drap, une boîte en fer ou un vieux carton de photos. Au lieu de ça, je suis de nouveau sur la route. Nous sommes une foule qui marche entre les immeubles et les flaques, les matelas sales. Une foule d’enfants. Je rentre. Le monde s’est transformé, j’avais les…
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50 juillet

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49 juillet

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47 juillet

Tu avais le souci du monde. Tu voyais ce qui se défaisait, comment même l’amour ouvrait son grand magasin, tu voyais tout ce qui venait, le cauchemar qui nous arrivait droit. Et tu voulais tout réparer. Les ombres avaient laissé place aux grands nuages blancs, j’étais debout dans une gare et je t’attendais. Nous nous…