45 août

Quelqu’un a dit le réel est immense. J’ai retenu ces mots, sans savoir qu’en faire, avec une mélodie plutôt âpre en tête. Ensuite, je suis allé m’allonger chez la femme rousse en tailleur blanc et j’ai parlé de ce que je ne veux pas savoir.

De ta disparition, de comment pourquoi tu es partie. 

Et de mes jambes de femme. 

Je ne sais pas ce que ça va donner. Que feront les paroles jetées en l’air ? Faut-il les regarder tomber en fermant les vitres comme quand on nettoyait le pare-brise avant des voitures ? Courir pour ne pas entendre l’écho bruyant des mots dans d’autres oreilles ? S’en tenir à quelques gouttes d’eau ?


2 réponses à “45 août”

  1. Avatar de Anne Dejardin

    Beau toujours ces paroles jetées sur papier.

    1. Avatar de Juliette Cortese

      Merci Anne ! Oui c’est vrai, c’est jeté… Pour ramasser plus tard 😉