Vous êtes sur le site de Juliette Cortese.

Juliette Cortese est née en Franche-comté en 1978, elle vit à Montpellier et travaille dans la langue. Celle qu’on parle autour des tables. Celle qu’on écrit en atelier. Et dans la sienne, à tâtons, au burin, parfois avec un épluche-légume. Elle écrit ce qui vient et ce qui ne vient pas, lit à voix haute et bricole des vidéopoèmes.

Elle a publié deux livres en 2021 :

Ce site s’intitule A tâtons dans la langue. C’est ce que l’autrice a trouvé de plus joli à dire sur l’écriture, pour l’instant. Lorsque ce ne sera plus le cas, elle sera bien embêtée, parce qu’elle ne sait pas trop comment changer le titre du site.

En attendant, le site contient deux grandes catégories :

Le courage de l’herbe

  • 1er mai, traîner

    1er mai, traîner

    Puisque je n’ai plus envie de parler de dégafamisation, je viens de décider que Le courage de l’herbe demeure un bon titre pour un journal tout court. Un journal court et irrégulier, comme moi. J’épluche un kiwi avec un éplucheur spécial. Il m’a été offert par une tante qui m’offre rarement quelque chose. L’épluchage est…

  • 19 avril 2026

    19 avril 2026

    Plus d’une année s’est écoulée depuis le dernier billet. J’ai laissé en plan ce journal d’une dégafamisation. À un moment, ça ne m’a plus semblé si intéressant, comme expérience. Surtout, j’ai été quittée par le désir et l’énergie d’écrire. J’ai traversé une sorte d’épisode dépressif, où tout me semblait vain, insurmontable, ou les deux. Fatiguée,…

  • 11 mars 2025

    11 mars 2025

    Ça n’avance pas beaucoup. D’autres choses viennent se mettre en travers. Et puis j’ai peur. (Toujours ce sentiment que ça peut sembler risible…) J’ai un mal fou à m’habituer à mon clavier FUTO, la sensation d’une perte de temps incommensurable, à chaque message (j’en écrit beaucoup). J’essaie de me passer de GMaps au quotidien, ça…

  • 3 mars 2025

    3 mars 2025

    – C’est chiant c’est chiant c’est chiant ! – Quoi ? – J’ai changé de clavier sur mon téléphone, viré celui de Google, remplacé par un autre qui ne comprend pas ce que je veux dire quand j’écris ! Il me met des Z dans tous les mots, et il n’y a pas de gif,…


91ème parallèle

  • 47 avril

    47 avril

    Comment ça s’est passé ? Je ne peux pas dire, je n’ai pas tout vu, je n’ai pas tout vu, je ne peux pas dire, comment ça s’est passé ?  Ce que je sais : il faisait sombre, le temps a fait un grand pschitt, les horloges se sont arrêtées, tout a eu l’air de…

  • 46 avril

    46 avril

    On marche et devant nous quelque chose surgit, ou passe, une traînée. Ca tombe, c’est blanc, ça fait une flaque blanche et lumineuse, floue, un peu épaisse, sur le trottoir sale.  Du ciel retourné tombe un pavé de nuage, c’est la révolte du printemps. Un dernier geste de la lumière. Il reste une trace blanche…

  • 45 avril

    45 avril

    J’ai rêvé que j’étais une mouche sans ailes, je randonnais dans l’espace tortueux des graminées, la campagne avait ses dents acérées. Je me glissais dans les interstices en prenant garde aux grandes mâchoires humides, qui pouvaient se refermer n’importe quand. Une marche anxieuse et bancale.  Et toujours ce ciel blanc la terrible lourdeur de l’air…

  • 43 avril

    43 avril

    Le temps passe en coulant sur nous, la ville bleuit à vue d’homme, un bleu brûlant qui coupe les vitres et nous laisse éreintés, visages en miettes. Ça ne dure pas, la nuit revient.   De nouveau, mon compagnon disparu comme toi, je ne sais plus très bien qui je suis. Mais qu’importe, puisqu’il ne reste…