-
55 janvier

La route, ô mes cruelles proprioceptions, les sensations difficultueuses. C’est pour ça que depuis longtemps je ne bouge plus de chez moi. Là, je suis dans un car. Il ressemble à un grand insecte, une sorte de cricket, et se meut avec des secousses plus ou moins amorties, des ondulations de reptile. Je suis dans…
-
54 janvier

-
53 janvier

Je suis restée avec cet homme du soir au matin, dans la salle de gare. Nous partirons bientôt. J’aime cette odeur de voyage qu’ont les gares, j’aime que la température change au cours de la nuit. Bizarrement, pour quelqu’un qui ne change pas ses habitudes, je m’accoutume très facilement au déplacement constant de l’environnement. Lumières…
-
52 janvier

Après ces jours de marche, j’ai rejoint un nœud de transports. Quand s’ouvrent les portes coulissantes vitrées, dans la vaste salle, un homme de grande taille aux cheveux longs et blonds vient à ma rencontre. Il me demande si j’ai marché plusieurs jours depuis un vallon perdu, là-bas. Son doigt pointe vers la ville de…
-
51 janvier

-
49 janvier

-
48 janvier

-
47 janvier

-
46 janvier

Villes hirsutes, temps traces et des lumières sociales qui retournent les corps. Je suis parti, j’ai quitté la ville, j’ai pris un chemin, dans la direction du vieux soleil presque mort. Un chemin montant. Abrupt. Au bout de vingt-minutes, à mes pieds, la ville avait des reliefs très doux, comme sur les images inventées par…
-
45 janvier

Les choses ont des ombres et moi du travail, nous faisons ensemble, sans nous embrouiller presque, et le froid dehors mord. La musique de Bach résonne comme un silence de tête. L’harmonie qui s’oublie, disparaît, toujours là, insistante. L’invention s’efface, la fugue s’enfuit, le prélude s’éteint ; tombe la sinfonia, pleure un concerto, au pied…