42 janvier

Je suis resté couchée un moment sous le feuillage. Peut-être que du temps a passé. Peut-être que j’ai parlé. Peut-être que j’ai entendu respirer la femme rousse en tailleur blanc. Peut-être qu’elle songeait à brosser cette vieille table en métal rouillé, et le corps honoré d’un tronc d’arbre, ses cernes en sénescence, une ancienne dignité.

Personne n’a commenté ce rituel d’allongement sous un arbre, qui dure malgré toutes les perturbations que nous vivons. 

Il n’y a plus personne pour commenter. 


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