Je me lève tôt pour faire du sport, m’aperçois que mon corps ne veut pas. Mon âme non plus, elle est lasse des répétitions. J’écoute, retourne sous la couette. Il pleut, vente, l’air est froid et humide même à l’intérieur de la maison.
Depuis hier je cherche à comprendre ce que Lacan veut dire à propos de la métaphore. La clarté n’est pas pour aujourd’hui, peut-être même pas pour demain. Mercredi peut-être ? Il faudra bien que j’écrive cet article. Freud ne suffira pas.
Peut-être qu’il faut seulement accepter de ne comprendre qu’à moitié.
M. me demande si j’ai décidé de me lever quand il ferait soleil. L’idée me paraît judicieuse, mais je vais devoir sortir. Je suis lourde de fatigue. Tête et corps embrumés réclament le repos.
Et toujours : j’essaie d’installer des routines auxquelles tout résiste. Mon agenda et moi surtout. Je me rêve régulière, obsessionnelle, capable de systématisme. Au lieu de ça je planifie, m’enthousiasme, renonce, change, annule et repousse sans cesse. C’est une activité en soi.
Peut-être qu’il faut accepter de ne faire qu’à moitié ?
Je cherche à l’intérieur un équilibre qui rende la vie moins coûteuse en épuisement, et qui me permette d’advenir sans douleur. Est-ce qu’il faut n’être qu’à moitié ?

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