{"id":416,"date":"2023-06-03T08:00:00","date_gmt":"2023-06-03T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/?p=416"},"modified":"2023-05-29T17:32:49","modified_gmt":"2023-05-29T15:32:49","slug":"34-mai","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/index.php\/2023\/06\/03\/34-mai\/","title":{"rendered":"34 mai"},"content":{"rendered":"\n<p>Je marche, je porte le vent sur mes \u00e9paules, j&rsquo;ai des fr\u00f4lements qui caressent le corps, mes bras mes jambes, un ballotement ample, ma peau qui tient, mes pieds ob\u00e9issants. Je sais \u00eatre bien. J&rsquo;habite le corps : il est \u00e0 moi.<\/p>\n\n\n\n<p>Parfois je sors. Parfois je regarde. Du dehors. Je ne choisis pas, je fais cette exp\u00e9rience, je ne choisis pas, je sors du corps, je suis au del\u00e0, je regarde, je ne dis rien. On ne sait jamais. Ce n&rsquo;est pas moi qui d\u00e9cide. Je me fais discret pour ce qui est d&rsquo;habiter parfois le dehors du corps. Je ne crois pas que ce soit vraiment ordinaire. Je me tiens coi. Je me tiens droit. Je ne renonce pas \u00e0 vivre. M\u00eame au dehors du corps, il faut bien exister. On ne peut quand m\u00eame pas dispara\u00eetre. Ce n&rsquo;est pas si facile.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Quand elle est morte ma m\u00e8re m&rsquo;a dit : <strong>les enfants vieillissent mais le printemps garde sa couleur, vert ballon.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est une parole rapport\u00e9e. Je la rapporte parce que c&rsquo;est vrai, j&rsquo;ai vieilli. Je garde ma couleur. Une couleur de peau. Une couleur qu&rsquo;on ne peut pas d\u00e9crire. Qui n&rsquo;est pas int\u00e9ressante. Une couleur ordinaire. Est-ce vraiment une couleur ? Ou bien un embranchement du corps avec le r\u00e9el autour ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je marche, je porte le vent sur mes \u00e9paules, j&rsquo;ai des fr\u00f4lements qui caressent le corps, mes bras mes jambes, un ballotement ample, ma peau qui tient, mes pieds ob\u00e9issants. Je sais \u00eatre bien. J&rsquo;habite le corps : il est \u00e0 moi. Parfois je sors. Parfois je regarde. Du dehors. Je ne choisis pas, je [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":415,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"activitypub_content_warning":"","activitypub_content_visibility":"","footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-416","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-91eme-parallele"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/416","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=416"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/416\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":589,"href":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/416\/revisions\/589"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/415"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=416"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=416"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/juliette-cortese.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=416"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}